Le temps passe et n'efface rien

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Le temps passe et n'efface rien

Message  Sahkti le Mer 8 Nov 2006 - 20:55

Tu me manques...

Matin naissant, quelques rayons de soleil, le bruit de la ville, le murmure de la foule présente, une atmosphère lourde, des regards vides... et des amis, ho oui. Des êtres de passage, des portraits immortalisés, des séances d'un jour... ou d'une nuit, des copains de boulot et puis les proches, ces proches tout petits et silencieux, assommés par la réalité qui s'ouvre devant eux. Des mains tendues, des bras serrés, des larmes échangées, des baisers, des mots, des gestes de tendresse et tous les yeux braqués sur lui, comme pour le retenir, comme si cette présence physique avait valeur de vie. Les amis de toujours, les nouveaux venus, ceux qui vous reconnaissent à un portrait qui a longtemps trôné dans la cuisine, la famille qui vous rappelle les souvenirs communs et votre esprit qui balaie mille images à la seconde. Etincelles de rires, chagrins fugaces, instants de pose, ébauche de draps froissés, fragments de voix, flash de regards, courte sensation d'une main...de brefs moments se succédant, ceux-là qui ont fait une vie. Un morceau de chemin. Quelques années...
Le clan des irréductibles prend place, doigts entrelacés. Le prêchi-prêcha va commencer. Ils sont peu à l'écouter. Chacun farfouille sa mémoire. Que c'est long. Terriblement long. Et si court à la fois. Chaque seconde compte, il va partir, on fait le plein de lui. C'est ridicule, il sera toujours là. Quand le coeur saigne, la raison a beau frapper à la porte, il ne lui ouvre pas. Inutile d'insister.
La famille a demandé court. Lui n'aimait pas cet endroit, eux y tenaient. Le sermonneur l'a compris, son discours est humain. Il sait que le plus dur est à venir. Les minutes défilent. Il s'en va. Place aux politesses d'usage. Aux condoléances de principe, au merci machinal, aux gens qui auraient voulu rester mais qui ne peuvent pas...
Le soleil s'est invité, lui qui aimait tant le taquiner en se cachant lorsqu'il ne fallait pas, qui lui offrait mille reflets dans des cheveux au vent ou des yeux malicieux. Il avait aussi envie de dire au revoir.
Arrivée des moments intimes, du défilé pendant lequel chacun pense très fort ce qu'il a envie de hurler, de ce trou béant comblé par des fleurs multicolores, du vide projeté en pleine figure. Cette sensation bien connue de l'estomac noué et de la gorge asphyxiée. Puis les larmes silencieuses, une rivière de perles de pluie. Un frôlement, une présence derrière tout contre soi, de grands bras autour des épaules, un visage dans les cheveux et des mots rassurants. C'est fini...
Fin de matinée triste. La famille invite. Non. Une autre fois. En cercle réduit. Ils comprennent. Dernières accolades. Main glissée dans celle de l'associé-complice-copain-ami-tout ce qu'on veut. Se poser au bord de l'eau. En silence. Regarder les passants. Et penser. Encore et encore. Se dire à bientôt. Et repartir. Rentrer...
Là où il n'y a pas de bras. Là où il n'y a pas de sourire. Là où il n'y a pas de rire. Là où on se demande de plus en plus ce qu'on y fait encore...
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Saint Jean-Baptiste le Mer 8 Nov 2006 - 21:54

Texte intimiste et bouleversant ! (Il a dû te coûter et aussi te faire du bien ce texte ).
Heureusement, il y a le titre en tout petit qui met tout de suite en situation ; on sait de quoi il s'agit, et à quoi on doit s'attendre, parce que l'effet de surprise, ici, aurait été très mal venu.
C'est vraiment impressionnant comme texte : on voit que tu as soigné la rédaction, c'est impeccable.
C'est très sincère, sans pathos inutile, simplement la réalité des choses qui se passent à l'intérieur de soi, avec aussi le récit du cours des choses.
J'ai trouvé très beau l'évocation de la présence des autres, et alors, la finale, là... ! il vaut mieux ne plus rien dire...

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Zou le Mer 8 Nov 2006 - 22:28

Il est des mots-évidence qu'un jour ou l'autre pourquoi pas aujourd'hui , l'on ne peut retenir. Comme des larmes. Des mots qui font mal mais à l'écriture exhutoire. Souvenir, écrin de vie.
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  anyssa faye le Jeu 9 Nov 2006 - 6:37

vraiment sahkti bravo ! j'ai lu et relu et j'ai relu encore. il y a pleins de belles choses dans ce texte, des sensations très fortes. toutes les descriptions de sentiments, d'actions, qui s'effilent comme ça une après l'autre donne un ton juste au texte.

il n'y a pas de flafla, tout simplement ce qu'il faut, aucune longueur. bien balancé.

vraiment je suis encore émue, tu as exaucé mon voeu (si l'on peut catégoriser ça un voeu) que j'avais écrit lors ma présentation.

j'adore lorsque qu'un(e) auteur(e) réussit à me faire vivre les sentiments du narrateur, réussit à me faire sentir comme si j'étais là, comme si c'était mon histoire.

chapeau!
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  mentor le Jeu 9 Nov 2006 - 13:38

moi j'ai lu, mais j'ai pas pu relire... tellement ça m'a serré et asséché la gorge
Sahkti, c'est bouleversant

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  FéeClo le Lun 13 Nov 2006 - 19:17

Sahkti...

Une perle de rosée se laisse glisser le long de ma joue droite.
A peine visible, fine et douce. Presque rassurante...

Tes mots touchent par leur justesse.
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Mutants Anachroniques le Mar 14 Nov 2006 - 13:51

Saint Jean-Baptiste a écrit:Texte intimiste et bouleversant ! (Il a dû te coûter et aussi te faire du bien ce texte ).
Heureusement, il y a le titre en tout petit qui met tout de suite en situation ; on sait de quoi il s'agit, et à quoi on doit s'attendre, parce que l'effet de surprise, ici, aurait été très mal venu.

Le titre/exergue n'est pas si parlant que cela. Du coup le début peut être interprété de travers... ce qui ne veut pas dire qu'il faudrait le changer, au contraire -simplement le texte prend toute sa force seulement à la seconde lecture. En lisant on ressent moins ce que tu peux exprimer de particulier, vis à vis d'une personne particulière, qu'une douloureuse sensation de déjà-vu. Pas d'exhibition, mais un terrible miroir tendu au lecteur. Et ce truc trivial, tu sais, dans ces moments, qui est qu'un putain de soleil brille et qu'on n'arrive pourtant pas à se réveiller... Cette sensation physique qui enveloppe tout le reste, c'est cela qu'on retrouve dans ce miroir. La sensation vraie.
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Charles le Mer 15 Nov 2006 - 10:21

très bien écrit, travaillé, on sent que ça te touche profondément. Mais je n'ai pas ressenti tout cela à la lecture. Non pas que je n'ai jamais vécu ces situations mais je n'ai pas réussi à rentrer complètement dans le texte.

Je crois que les "énumérations" (Des mains tendues, des bras serrés, des larmes échangées ... ) m'ont un peu tenu à distance, m'ont forcé à observer plutôt qu'à vivre le texte ...
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Krystelle le Mer 15 Nov 2006 - 13:39

Sahkti, juste pour te dire que j'ai lu ce texte, l'émotion est passée, mais au-delà de ça, j'ai du mal à rédiger un vrai commentaire... je crois que c'est principalement en raison du sous-titre et c'est un peu bête parce que tout cela pourrait bien être pure fiction et j'aurais dans ce cas là nettement moins de mal à commenter...

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Jonjon le Jeu 16 Nov 2006 - 1:49

Texte dénudé, dépouillé, sobre, un gémissement, à peine, qui aurait pu être un cri, mais qui s'est fait plus discret, plus posé... et plus triste aussi. Très touchant.
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Bob le Lun 27 Nov 2006 - 17:27

Il y a une âme dans ce texte !

A ce stade-ci, ce n’est plus vraiment dans le domaine de la nouvelle...
On dirait une sorte d’introspection, sur ce que l’on doit ressentir lors de la réalité d’un adieu. Un fond intimiste, posé en de fines couches de mots fragiles et délicats, elliptiques, mais pleins de sens, surtout !
C’est aussi ce qu’on appelle une poésie contemporaine, peut-être... avec ce rythme las et mélodieux, sobre et efficace.

J’aime beaucoup ce style de textes, chargé en trop plein d’émotions, d’authenticité ! Et tout ça qui nous pousse à devenir observateur de notre propre existence, de notre propre adieu…

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Aegis le Lun 27 Nov 2006 - 17:31

Le rythme saccadé colle bien au ton du texte, idem pour les entrelacements et répétitions entre les sujets "il" "elle" "famille".
C'est de l'écriture sur le coup comme tu en as l'habitude, je suppose?

C'est assez fort... et ta phrase finale:
"Là où on se demande de plus en plus ce qu'on y fait encore..." vaudrait pour plus que ce contexte: pour l'être-au-monde.
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Yali le Mar 28 Nov 2006 - 15:13

Difficile de dire, de commenter, mais quelque chose passe et c'est de l'ordre des sentiments vrais, alors, alors…Difficile de dire, de commenter

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Lyra will le Mar 12 Déc 2006 - 22:21

je l'avais lu, mais pas commenté, alors, ça me donne l'occasion de le remonter. Il met un sacré coup ce texte, une claque, si bien qu'on en ressort complétement sonné
Malheureusement émotion universellement partagée, ça touche direct, et tu es douée pour faire passer ça, on le retrouve dans plusieurs de tes textes
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  jfmoods le Jeu 29 Oct 2015 - 17:40

« Étincelles »

Le texte est d'une grande force. Son efficacité tient à l'utilisation d'un certain nombre de procédés, parmi lesquels...

- le choix du présent de narration
- les énumérations (« Des mains tendues, des bras serrés, des larmes échangées, des baisers, des mots, des gestes de tendresse et tous les yeux braqués sur lui », « Étincelles de rires, chagrins fugaces, instants de pose, ébauche de draps froissés, fragments de voix, flash de regards, courte sensation d'une main »), qui alimentent le kaléidoscope des perceptions, sensations, émotions de la locutrice
- les hyperboles (« mille images à la seconde », « mille reflets dans des cheveux ») et  les pronoms anaphoriques (« de brefs moments se succédant, ceux-là qui ont fait une vie », « Le soleil s'est invité, lui qui aimait tant le taquiner »), qui appuient sur la prégnance des séquences fortes du passé
- le jeu des antithèses (« Il va partir » / « il sera toujours là », « Terriblement long. Et si court à la fois. »), qui consomme le glissement progressif du défunt dans l'ordre du souvenir
- le parallélisme (« Lui n'aimait pas cet endroit, eux y tenaient. »), qui illustre la complexité du rapport à la mort
- les métonymies (« le coeur saigne, la raison a beau frapper à la porte »), qui mettent en lumière le déchirement intime de la locutrice
- le champ lexical du cérémonial (« prêchi-prêcha », « politesses d'usage », « condoléances de principe », « merci machinal ») et les deux relatives coordonnées (« qui auraient voulu rester mais qui ne peuvent pas »), qui dénoncent la mécanique bien huilée de l'événement traversé
- la périphrase désignant la tombe (« ce trou béant comblé par des fleurs multicolores »), qui avalise le poids immense de la perte
- au fil des deux derniers paragraphes, le panachage des types de phrases (verbales, non verbales, nominales, infinitives), qui signale une pensée en déroute, qui peine à s'arrimer
- la construction nominale (« l'associé-complice-copain-ami »), qui fixe la densité de la relation au défunt
- les points de suspension qui suscitent un horizon d'attente chez le lecteur
- la gradation finale qui traduit l'étendue abyssale du désarroi (« Là où il n'y a pas de bras. Là où il n'y a pas de sourire. Là où il n'y a pas de rire. Là où on se demande de plus en plus ce qu'on y fait encore... »)

Merci pour ce partage !
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Message  purée... le Mar 3 Nov 2015 - 17:41

un visage dans les cheveux

exactement.

purée...

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  obi le Jeu 5 Nov 2015 - 13:33

Inévitablement, un texte dérangeant, très fort mais consolant aussi parce que ce passage-là, déchirant, est le même pour tous ceux qui restent.
Bien sûr, l'épigraphe est très touchante et ce sont ces mots si évidents, ces constatations si simples qui sont, au sens strict des mots, si vraies...
"il va partir,on fait le plein de lui. C'est ridicule, il sera toujours là."
Merci pour ce texte d'un humain à d'autres humains...

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Pussicat le Sam 21 Nov 2015 - 14:55

Je prends tes mots "Tu me manques..." et je les serre tout contre moi...
Je n'avais pas lu ce texte, il m'a bouleversée.
J'ai repensé à cet instant où, serrés l'un contre l'autre, nous avons quitté l'assemblée, et sans un mot, les yeux plein de larmes, la gorge nouée, nous avons rejoint notre voiture... nous sommes rentrés sans un mot, muets, et une fois arrivés, nous nous sommes embrassés longtemps avant de se séparer, chacun de son côté, silencieux, chacun seul avec sa douleur, sa peine, sa tristesse... nous en avions besoin, à ce moment là, de cette solitude. Nous venions de perdre une amie, et plus qu'une amie, une soeur d'écriture. J'ai relu tous ses livres, il n'y a pas si longtemps, et tous les poèmes qu'elle m'envoyait... "Le temps passe et n'efface rien", elle est toujours là, sur mon étagère, et vivante à jamais, dans ma chair et en pensée.

Merci Sahkti pour ce moment de lecture écrit avec des mots simples qui touchent, direct au coeur.
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  hi wen le Sam 28 Nov 2015 - 3:11

oh oui?

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  So-Back le Sam 28 Nov 2015 - 9:42

le temps fait son chemin, a nous de retenir ou effacer
j'ai bien aimé

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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Ba le Dim 10 Jan 2016 - 17:41

En même temps que ce texte remonte, remontent avec des voix bien lointaines. On ne peut que le lire à la lumière actuelle du si gris...
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  Ba le Dim 10 Jan 2016 - 17:41

Ba a écrit:En même temps que ce texte remonte, remontent avec lui des voix bien lointaines. On ne peut que le lire à la lumière actuelle du si gris...
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Re: Le temps passe et n'efface rien

Message  midnightrambler le Sam 16 Jan 2016 - 1:14

Mercredi 8 novembre 2006
Très beau texte ...
Nul doute qu'il fasse écho à une situation intime et personnelle, mais c'est vous qui me manquez ou même : c'est vous qui nous manquez crois-je pouvoir dire, vous les visages du premier rang de l'assistance discrète.
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