Je suis Venise

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Je suis Venise

Message  levaran82 le Jeu 25 Mai 2017 - 0:39

Et plus le coeur est doux et plus le sexe est dur,
Et plus le coeur et mou et plus le sexe est mûr.

S’emballer en tout temps, en prendre les dérives :je n’entends de ma vie que le temps qui délivre. Vivre dans mes pensées en attendant le rêve et ne rêver ma vie que dans l’état de siège ; savoir qu’on ne s’en protégera plus, pas indéfiniment ; que la fin est si proche. Qu’elle peut être si douce si nous sommes face à face.

Comme chaque moment que je veux avec toi : l’odeur du lac, du poisson, mon pays, les mouettes qui puent, le somptueux Mont Blanc. Les jolis sons du long de la promenade des cons. Mais sachant qu’on est seuls à l’arpenter ainsi. Rire. Chanter, causer. N’en plus pouvoir : d’en rire et du monde. Il a bien changé depuis que l’on s’y tue aux concerts de crétins, depuis qu’on ne situe plus rien.

Plus l’on se tue de toutes parts absurdement, plus l’absurde de t’aimer me paraît avoir un sens. Dans ce monde où un vicieux pourrait d’une ceinture épandre mon cerveau sur chacun des trottoirs où je me prends la tête, plus je me dois d’aimer ta vérité qui me faisait un peu peur. Car il n’y a plus de peur, il n’y a que le Mont Blanc qui nargue les vicieux.

Je t’écris. Tu me lis. Tu es belle. Tu me réponds et à force on est là, la main dans la culotte à rire comme des cons, en se pavanant seuls dans ce monde ahuri, où plus rien n’a de sens, si ce ne sont mes doigts et ma langue qui s’élèvent pour montrer comme on t’aime, tous les trois.

Tout a changé, et nuls le remarquent. Moi non. Moi je n’accepte pas. Moi je suis lent, mais dans ce lentement, sûrement, tu es là. Dans mes rêves, puis mes bras, puis mon lit, puis mes draps, puis ma bouche, puis tout ce qui ne se dit pas. Est-ce que vous avez compris que vous ne comprenez pas ? ( je gueule ) Tu parles. Tu dis vrai. Encore. Je comprends. - (je marmonne ) Oui, je sais, on s’en fiche, je t’embrasse… mais ça me rend fou, 7 milliards de fous moins nous, ça me rend fou. Oui je t’embrasse, oui, c’est là la vérité, oui je t’embrasse, oui, tu m’apaises, oui je n’en peux plus, oui je ne voulais pas baisser les bras, oui j’aime les mettre autour de toi, oui ces gens courent tous à notre perte, oui je veux me perdre avec toi, oui on est fort à deux, et on a plus raison que 7 milliards de cons. Oui ils sont fous, oui faisons l’amour, Oui bien sur que je t’aime ! Oui, bien sur que je les aime. Toi plus !

Je suis bien dans tes bras. J’oublie l’horrible.

Il me faut tant de temps pour t’aimer sans limites que le Mont Blanc est mont, et blanc et beau, mais ça nous le savons. C’est si précieux le temps que ce con fuit si vite. 5 heures viennent de passer, nos doigts se touchent, c’est t’embrasser en mieux, ça démarre. Mon Dieu ( qui n’est à personne ) que tu es belle ! À se damner, te faire l’amour, à se damner me promener avec toi à mes côtés, à se damner, ce qu’il nous reste à faire… A se damner si je t’aime… autant que je voudrais que le monde s’entende : mes projets insensés.

Viens, je m’en fous qu’une gondole ça coûte cher. Je veux t’y embrasser, être Casanova, vivre dans un temps doux, de câlins ou d’épées, t’aimer comme on aime plus, juste pour donner l’exemple. C’est le monde qui s’égare ; moi je suis juste un peu lent, mais je me trompe moins. J’ai dans chaque clins d’œil ta tronche qui me plaît tant, et dans mes souvenirs ta tête renfrognée et dans chaque projet tes petits seins en bouche :« je suis Venise ».

https://www.youtube.com/watch?v=SaHrqKKFnSA

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Re: Je suis Venise

Message  teverino le Ven 2 Juin 2017 - 22:57

Texte fort tendre (malgré quelques fautes d'orthogaffe), un peu déjanté. Le monde appartient aux amoureux. Qui sont toujours deux et deviennent les autres des ombres. Et le texte, prose poétique (il y a des images, des rythmes, des cadences) finit sur des petits seins (eh, viens voir Lunalice...). J'ai moins aimé le passage "live" en italique. Mais il a quand même le charme d'une sorte d'impro en cours de théâtre, l'irruption du direct au milieu de ce qui tenait auparavant, puis ensuite à nouveau, d'une certaine déclamation du monologue intérieur joliment extériosisé (on croirait vous voir et être vous). Un petit côté Cour des Papes ou conservatoire d'Art dramatique, mais sans lourdeur. Juste un moment d'égarement dans la beauté de l'intensités des instants.
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Re: Je suis Venise

Message  isa le Dim 25 Juin 2017 - 7:30

Je n'arrive pas à vraiment trouver les mots pour parler de ce texte mais je pense qu'en le lisant j'ai un peu plus saisi l'essence de la prose poétique, de se mots choisis avec soin qui donnent au texte une musicalité et un rythme qui rendent son classement dans cette section tout à fait légitime.
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Re: Je suis Venise

Message  Annie le Lun 26 Juin 2017 - 11:50

Un peu difficile à apprécier puisqu'il est en dehors de tous les codes.
Y compris les codes de "l'orthogaffe", mais ça devient joli, par exemple en écrivant
Et plus le coeur et mou et plus le sexe est mûr.
est mou ?
nuls le remarquent.
le pluriel est déconcertant.

Vraiment, ou vainement, il convient de se laisser aller.

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