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Message  Cerval le Sam 9 Jan 2016 - 23:47

LORSQUE J'AVAIS DES PENSÉES, je les disposais autour du centre d'une pièce que mon attention circonscrivait, prêtes à renaitre comme un mouvement à l'eau en fait les rides, et ce que je savais refluait à mes gestes de manière concentrique; n'importe qui aurait pu commenter cet agencement, mettre ici ce qui couchait là, redisposer les membres d'une implication, déranger les arguments laissés sur la table; il fallait pourtant une personne pour témoigner de cet ordre qui filait entre mes doigts comme le souffle des histoires qu'on se raconte avant de dormir; une personne pour ignorer une raison invisible d'inexister, mais capable de la justifier à tout instant, comme s'il y avait eut une nécessité à sa présence, ici

il y avait ici... c'est fatal, je ne me souviens plus très bien.
d'abord, où était-ce ? ni dans ma pensée, ni dans ma mémoire, mais juste avant ; pas non plus dans ce que je voyais, mais juste après ; entre les deux, peut-être un passage, une main serrée, un principe ou un ordre, un baisé échappé, une main filée, une bouffée de cigarette qu'on avale, ou rien de cela. je suppose que les choses que l'on sent peuvent à un moment de leur commerce connaître l'influence d'un principe interne, qui les organise sans que l'on s'en aperçoive, mais il suffit d'un rien pour que ces bouquets se dérobent à leur origine, pour que les pensées tombent par terre, pour qu'on s'ennuie à les fouler. il y a des choses qui m'étonneront à tout jamais.

le rapport à la mémoire, par exemple. rapidement, il y a quelque chose de vain à ce que le hasard y met, n'y découvrant d'ordre qu'à mon égard un semblable rapport. mais drôle de rapport qu'un élément supplémentaire interroge à nouveau, et réordonne. c'est comme un crépuscule qui reviendrait sur ses pas, à chaque fois qu'une poussière quelconque se déposerait sur l'épigée. c'est comme... etc., etc.

non, il n'y a pas de raison particulière: c'est comme ça, il faut en prendre son parti et, si possible, éviter de s'ennuyer. L'ENNUI: tout est là. trois mille ans de philosophie, autant de poèmes.


pourtant, la mémoire est un soleil qui ne se couche jamais au-dessus de ses propres occurrences. l'absence de pensée est aussi un indexical. lorsque j'avais des pensées, j'en goûtais le mésusage ou l'absence, ponctué de cigarettes. je sais toujours qu'on ne justifie pas mieux son temps

Cerval

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Message  midnightrambler le Sam 6 Fév 2016 - 0:49

On lit, on lit ...
On cherche désespérément un mot-refuge, il est là enfin : PHILOSOPHIE ...
... la philosophie comme justification de toutes les errances rhétorique, lexicale, syntaxique ...
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midnightrambler

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Message  hi wen le Jeu 10 Mar 2016 - 21:34

très agreable cartographie de la pensée à lire

hi wen

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