Rencontre de Valensole

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Rencontre de Valensole

Message  momo73 le Lun 6 Juil 2015 - 5:35

Bonjour à tous et toutes.

Nouveau sur ce forum, je n'ai pu lire " la lettre aux nouveaux " justement, à cause d'une histoire d'HTML que je n'ai pu activer. Pas grave, je pense régler cette histoire rapidement. C'est en recevant un "post" sur Facebook d'une amie, qui me signalait un article dans le Dauphiné Libéré, que c'est déclenché l'envie d'écrire ce qui va suivre. Ma question, la raison aujourd'hui de ma présence sur ce forum est simple. Qu'en pensez-vous ? Que dois je faire. Continuer à travailler, ou vite arrêter d'écrire ? J'ai besoin de votre recul, de vos analyses.

Etant parti de l'article précité, il serait bon que vous puissiez le lire auparavant, afin de mieux comprendre l'histoire, si vous ne l'avez pas vécue à l'époque. Je vous avais laissé deux liens afin que vous puissiez vous mettre dans le bain, mais je n'en ai, à priori, pas le droit. Allez donc en chercher la source sur WIKI en tapant : Rencontre de Valensole. Merci.



Rencontre de Valensole
50 après, la vérité enfin dévoilée.

Pour donner suite à la lecture, dans le Dauphiné libéré du 01 juillet 2015, de l’existence d’une reconstitution de l’affaire par une association locale, cinquante ans après, le poids des souvenirs devenant par ailleurs insupportable, veuillez trouver ci-après, la vraie version des faits, entendue par l’enfant que j’étais à l’époque. Toute vérité se doit un jour de ressurgir, d’être révélée au monde. Le témoin que je fus vous demandera simplement de respecter son anonymat. Pour que certaines valeurs, certains droits demeurent les lumières de notre nation, de notre culture future, voici la vérité sur la célèbre « rencontre de Valensole ».

En fait, en démarrant son tracteur à 05 h 45, ce matin du premier juillet 1965, le Maurice était bien loin d'être tranquille. La nuit avait été longue et dure. C'est que la Marcelle, vous savez la Marcelle du " Glaude ", le Glaude de la ferme d’à côté, c'était une goulue !!! Des heures et des heures, des complies aux laudes, toujours insatisfaite, elle s'était évertuée à lyophiliser notre bon paysan. Tant et si bien qu'à 05 h précise, prétextant une journée de plus, seul sur son tracteur à trimer comme un beau diable, le Momo l'avait jetée hors de sa couche. « Va-t’en la Marcelle » grogna t'il fourbu, « Va rejoindre ton Glaude, j’ai du boulot, et j'entends ton nuitard qui s'en revient déjà de Puimoisson ». La gueuse, apeurée, ne se fit pas prier. Et c’est en courant, blouse ouverte à la brise matinale, tétons au vent, qu’elle franchi la porte principale du logis, abandonnant, de-ci de-là, toute affolée quelle était, les jarretelles et la guêpière qu’elle s’était acheté au grand étalage de Manosque. « Pas grave » se dit-elle, « plus l’temps, le Maurice me les remisera bien en attendant mon retour ». La lavande était haute, en coupant par le champ, elle passerait inaperçue. Le jour se levait à peine.

Mais le hasard, la malchance, ou le malin même, diront à voix basse quelques grenouilles de bénitier en se signant, le malin donc, veillait ce matin-là, goguenard, assis sur un des mancherons de la vieille charrue retournée là, derrière le clapier, lorsque le tracteur avait remplacé le vieux comtois. Fidèle charrue qui, des années durant, avait éventrée, retournée, aérée cette bonne vieille terre du plateau Valensolais. Aujourd’hui délaissée, soc à l’air, oubliée au terme de son dernier sillon, elle ne fendait plus, de temps en temps, qu’un mistral complice et joueur. Le champ terminé, la livraison, le lendemain, du premier tracteur, le désir inconscient, peut-être, du Maurice de ne pas oublier ses racines, tout cela réunis, avait fait qu’elle gisait là, depuis toutes ces années, inutile, intouchable.

Inutile ? Pas pour tout le monde, vous vous en doutez bien !!! C’est que tout se paye dans nos campagnes, tout se paye, et le prix fort. Des années durant, cocufié et rabaissé par une mégère aussi riche que chaude, (leur mariage n’avait été qu’un arrangement de plus), le Glaude, priait !!! Ne riez pas, ignorants que vous êtes des forces misent en jeu. Prier reste le seul pouvoir des faibles. Et le Glaude était faible, et le Glaude priait. Pas un jour, pas une nuit, pas une seule messe noire de ratée à ne supplier, en silence, de toute la puissance de sa faiblesse, la mort de sa trainée de femme. Ses pensées, ses prières, résonnaient, jour après jour, au plus profond des brumes obscures des routes de l’enfer.

Las d’une telle insistance, usé par ces gémissements de pleutre, le malin s’était donc penché, un beau matin, sur le dossier de la Marcelle. Ce qu’il y découvrit, messieurs dames, ce qu’il y découvrit ne peut être conté ici. Souvenez-vous simplement qu’à la vue des « pratiques » journalières de notre Marcelle, le bouc rougit. Comment donc laissez cette pauvre femme aux mains d’abrutis inexpérimentés, de bouseux puants, c’est d’un expert dont elle avait besoin, un expert qui se voyait déjà réchauffer le corps, encore tiède, de sa nouvelle pensionnaire.

Le jugement tomba, rapide et froid. Dument interrogé, le barbu de la chambre du haut s’en lava les mains, le dossier était trop lourd, « faites en ce que bon vous semble mon ami » fut sa seule réponse. De l’étude à l’acte, il n’y eu qu’un pas, un pas qui, pour la Marcelle, fut le dernier. Levant négligemment son sabot gauche, l’infâme poilu, ce matin-là, bloqua net, et sans regret, la course de la  fuyarde. La chute fut terrible, le corps, encore lourd des fatigues de la nuit, parti en avant et vint s’empaler sur le soc énorme et pointu, bandé vers le ciel comme une prémisse des ébats futurs, de notre vieille charrue. La mort fut rapide, un cri, un seul, juste de quoi saluer une dernière fois le Maurice, et notre bonne Valensolaise s’en alla éclairer joyeusement les ténèbres du cornu.

Depuis son lit, Maurice entendit le cri, suivi du choc sourd d’un goni de maïs qui tombe à terre. Surpris, puis inquiet, il se leva d’un bond. Le temps de passer son pantalon, d’y enfourner sa chemise à manche courte et de chausser sa paire de pataugas, voilà notre bon paysan sur les pas de la Marcelle. Un réflexe, un geste, une habitude, sa main parti chercher, au passage, sa casquette laissée hier soir sur le rebord du buffet. La journée sera chaude, se surprit-il à penser en contournant le clapier, tout essoufflé qu’il était déjà de ce début de course matinal. Mais la vue de la scène qui suivit le stoppa net. A l’est, l’horizon rougeoyait déjà et la lumière, rase, donnait aux formes en présence des prolongements maléfiques. On n’aurait pu croire que la lavande même, par respect, s’était arrêtée de parfumer la scène.

Marcelle gisait là, pliée en deux, comme un accent circonflexe sur un I, les bras ballants de chaque côté de la charrue. Une mare de sang fumante, à terre, s’élargissait lentement, soulignant l’importance du fait. L’absence du coutre, depuis longtemps démonté, avait permis au soc de traverser de part en part la pulpeuse poitrine de la belle, donnant à l’ensemble, et sous certains angles, un profil de dauphin à la caudale pointue.
Choqué, Maurice ne put, dans un premier temps, que s’appuyer sur la paroi du clapier. Son cerveau était en ébullition. Pas tant que son potentiel en soit énorme, le certificat d’étude avait déjà été une épreuve en son temps, non, mais deux ou trois questions à la fois suffisait à le surcharger suffisamment pour le mettre dans un état de fébrilité insupportable.

Il voyait déjà les gens du village, les gendarmes de Manosque, le Glaude même, il les entendait, les imaginait. La Marcelle a disparue !!! Fugue, accident, meurtre, chaque possibilité serait étudiée. Les langues se délieraient rapidement. A part le Glaude, et encore, qui n’était pas informé de la dernière conquête de notre gourgandine ? Tous les regards se tourneraient bientôt vers sa ferme, ses champs de lavande, vers lui. La fugue, avec un bel inconnu ou pas, en supposant qu’il arrive à faire disparaître le corps, ne tiendrait pas longtemps l’étude. En héritant de sa mère, et en se mariant avec son geignard, elle possédait aujourd’hui bien plus que n’importe quel paysan du plateau. On peut être chaude, mais pas folle au point de tout abandonner sur un coup de … cœur. Et puis les argousins ne manqueraient pas de livrer sa lavande aux chiens. Le corps serait vite retrouvé. L’accident ? Comment expliquer sa présence en ces lieux et à cette heure sans étaler au grand jour ce que tout le village savait déjà. S’il est toujours très facile de rire, entre voisins, du malheur d’un cocu, livrer en première page du Dauphiné les dérives d’une femme ne pourrait que nuire au village dans son ensemble. Maurice était célibataire, chaud lapin, mais gardait de l’éducation de ses parents des principes, des droits et des devoirs envers la communauté. Jamais il ne voudrait d’un tel déballage médiatique. Restait le meurtre. A la seule différence, qu’en plus de la similitude des questions pouvant convenir à l’accident, il faudrait ajouter celle du mobile, de la raison d’un tel acte. Et du risque d’être accusé sans plus de discernement. Qui pourrait croire, honnêtement, au travail d’un meurtrier, autre que Maurice, venant écarteler volontairement la pauvre Marcelle sur la charrue de ce dernier, dans son propre champ. Si le Glaude était tout désigné dans ce cas-là, tout le monde savait qu’il n’en n’avait pas le courage. Non, trop risqué, la France paysanne avait déjà vu des histoires bien plus rocambolesques, ou les juges n’avaient qu’une hâte, boucler l’affaire, et ce, à n’importe quel prix. Les prisons sont pleines de tels innocents dont la seule erreur fut d’être là, pratique, au bon moment.

Les questions, les réponses, les idées, les scénarios virevoltaient dans la tête du Maurice le laissant là, debout, devant ce corps si souvent exploré, vide de toutes solutions.
Et le temps passait. Le soleil s’était levé, éclairant maintenant la scène avec beaucoup plus de précision. Il fallait faire vite. Tout se mélangeait dans le cerveau de notre homme, des flashs, des images, des souvenirs de films policiers vu à la télé, des passages du Reader digest lu, assis sur ses toilettes, des informations, des règles à respecter dans ces cas-là. Effacer les empreintes, chez lui, de la Marcelle, changer ses draps, par exemple, faire disparaître, jarretelles et guêpière qu’il avait croisé en venant, retourner la terre sous la charrue, laver cette dernière, il ne faudrait oublier aucuns détails. Mais dans quel but ? Il lui fallait, au plus vite maintenant, trouver un canevas, une histoire plausible à raconter, un évènement si exceptionnel qu’il aveuglerait tous les enquêteurs, ces maudits fouineurs assermentés.

Un évènement exceptionnel, oui, bien sûr, c’était ça la solution !!! Chercher l’incroyable pour le livrer au croyants. Plus c’est gros, plus ça passe, lui disait déjà, en d’autres temps, son propre père. Un souvenir se fit tout de suite plus présent. Novembre 63, deux ans plus tôt donc, un témoignage à la Ciotat d’un homme croyant avoir vu une boule orange, lumineuse, en pleine nuit. C’était paru dans les faits divers du Méridional. Tout le monde s’en souvenait par ici. On avait beaucoup blagué, à l’époque, sur le nombre de pastis ingéré par le témoin … Ou par les petits hommes verts.
L’histoire s’écrivait, se construisait, au fur et à mesure, devant ses yeux. Plus le champ était large, plus il pouvait donner libre court à son imagination.

En fait, voilà. Marcelle lui aurait téléphoné, au levé du jour, prétextant de s’être fait réveillé par un bruit suspect, une sorte de sifflement fort et aigu au-dessus de sa maison. En l’absence de son mari, elle avait eu le réflexe logique de prévenir la personne la plus proche. Personne qui, à la différence de la police, ne l’aurait pas prise pour une folle de plus au téléphone. Lui, en l’occurrence. Le voisinage des deux bâtisses devant permettre à Maurice de vérifier ses dires, juste en regardant par sa fenêtre. Un détail néanmoins, le téléphone. Non ça ne collait pas, ça ne pouvait pas coller, les bleus ne manquerait pas de vérifier ses appels. Poursuivons.
Suite à son réveil par ce bruit bizarre, elle avait eu le courage de s’habiller et de sortir. Mais, arrivée dans la cour de sa ferme, rien. Le bruit venait maintenant de derrière la masure, la source, la chose, se déplaçait. Elle sortit sur la route afin de contourner le bâtiment pour se retrouver dans le champ du Marcel. Et c’est de là seulement, que la monstruosité lui apparue. Un engin en forme de ballon de rugby planait, négligemment, au-dessus du champ de lavande. Trois mètres cinquante de large sur deux mètres cinquante de haut, environ. Et ce sifflement, toujours ce sifflement, horrible à ses oreilles. Effrayée, croyant au danger de retourner s’abriter seule dans une maison vide, elle préféra alors courir à travers le champ de lavande afin de se réfugier chez son voisin. Voisin qui, lui aussi, venait d’être réveillé par un son aussi fort qu’inconnu. « J’en étais à regarder par la fenêtre, quand j’aperçu l’engin au-dessus de mon champ » dira-t-il, plus tard. Manquant d’angle de vue, il était sorti sur le perron pour découvrir la scène en direct. Quelque chose bougeait dans son champ, quelqu’un courrait dans ses lavandes. Il lui fallut bien une demi-minute pour reconnaître Marcelle, sa voisine, qui se rapprochait à grandes enjambées de la maison. L’engin avait maintenant changé de direction pour se placer une cinquante de mètres derrière la femme, à environ un ou deux mètres d’altitude. Encore quelques secondes de course puis, soudain, une sorte de rayon d’un bleu électrique comme la foudre, avait jaillit de la soucoupe pour venir calciner, sur pied, la fugueuse. L’objet volant s’était alors approché à la verticale du tat de cendres, six petits pieds en étaient sortis, sorte de trains d’atterrissages multiples permettant à l’astronef de se poser. Un gros cylindre ressemblant à un tube d’aspirateur jaillit entre les pieds et, par une trappe dont Maurice ne voyait pas encore bien les détails, deux êtres en sortirent.

En « déboitant » la Marcelle de sa charrue pour la trainer au milieu de son champ la faire disparaître dans un feu qui supprimerait toutes les preuves et traces essentielles de son passage cette nuit-là dans sa vie, Maurice imaginait déjà la suite à donner à son témoignage.

Il les décrira comme de petite taille (environ 90 centimètres), sans cheveux avec une tête disproportionnée par rapport à leur corps et portant une combinaison gris/bleu. L’article dans le journal continuera ainsi : « Lorsqu'il n'est plus qu'à une dizaine de mètres d'eux, le témoin voit, soudain, une des créatures se retourner et pointer dans sa direction une sorte de « tube transparent bleuté ». Aussitôt, M. Masse se retrouva dans l'impossibilité de faire le moindre mouvement et reste « paralysé » jusqu'à la fin de l'observation. Les deux créatures restent là encore quelques minutes, semblant « discuter » en émettant des sons que le témoin décrira comme « des sortes de gargouillis », puis ils réintègrent l’OVNI par une trappe, le témoin les voyant même réapparaître à travers le dôme transparent surmontant l'objet.
Le sifflement recommence alors, puis l'objet se soulève jusqu'à atteindre une altitude d'un mètre environ et le tube, ainsi que les six pieds se rétractent à l'intérieur de l'OVNI en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre. Puis, toujours selon le témoin, l'objet commença à reculer en direction de l'ouest en accélérant d'une manière prodigieuse pour disparaître. Quinze minutes plus tard, M. Masse recouvre sa mobilité en se précipitant vers l'endroit où était posé l'objet pour examiner le sol. Différentes traces, et notamment un trou rond d'une trentaine de centimètres de profondeur furent observés (là où se trouvait le tube central) ».

05 h 45 sonne au clocher lorsque Maurice démarre son tracteur. Au fond du trou qu’il a rapidement creusé tout à l’heure, le corps de Marcelle fini de bruler. Avec elle, les draps, les jarretières, et la guêpière. Phosphore aidant, les enquêteurs ne retrouveront que peu de cendres. La charrue, elle, aura largement le temps de sécher avant l’arrivée sur les lieux du premier perdreau. C’est qu’il fait déjà chaud pour un premier juillet. Quelques mots, une prière, et voilà notre « témoin », à moitié rassuré, prendre la route du commissariat le plus proche.

La suite, vous la connaissez. En ces temps anciens ou nos pandores faisaient dans la proximité, bien avant 1998 et la doctrine d’emploi du gouvernement Jospin, personne ne voulut parler de la version première de notre Maurice. C’est que bon nombre de nos fonctionnaires, dans la région, connaissait la Marcelle « de près ». A part le curé du village et le coiffeur, tous deux pour des raisons différentes, le village entier avait de bonnes raisons d’oublier la catin. Même le Glaude, délivré définitivement du poids de sa femme, aujourd’hui propriétaire à cent pour cent du domaine, fini par approuver la version officielle.

Mais posez-vous la question, belle jeunesse, de savoir ce que vaut la vérité dans nos vertes campagnes, lorsqu’un village, soudé par la haine, la jalousie, et la bêtise se ligue en une communauté de témoins. La rencontre de Valensole est aujourd’hui encore, la première et seule rencontre du troisième type Français.
Quelqu’un a-t-il pensé à en remercier, dans une prière toute simple, notre bonne Marcelle ?

momo73

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Re: Rencontre de Valensole

Message  Sahkti le Lun 6 Juil 2015 - 7:36

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Re: Rencontre de Valensole

Message  Frédéric Prunier le Lun 6 Juil 2015 - 12:04

enchanté monsieur momo !

à votre question devez-vous continuer à écrire, la réponse est oui !!!! avant de lire, et puis aussi après lecture !!! :-)

j'aime beaucoup toute la deuxième partie, à partir de moment où Maurice réfléchit à la façon de...
un petit peu moins convaincu sur le début... j'ai l'impression que vous tentez de faire court pour arriver le plus vite possible à la scène finale...
perso, je pense que CE texte a besoin de s'étaler un peu pour laisser le temps au lecteur de se caler confortablement dans les tenants et les aboutissants de l'adultère, du caractère de la Marcelle, du Momomaurice, du glaude etc

et d'après moi
attention de ne pas trop se diriger vers un reader-digest de la soupe au choux de René Fallet, mais bon, c'est peut-être lui qui vous a pasticher :-) ;-)

amitié et bienvenue parmi nous !
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Re: Rencontre de Valensole

Message  David le Lun 6 Juil 2015 - 13:40

Bonjour Momo73,

Le lien souhaité doit être celui-là :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rencontre_de_Valensole

Où, mais c'est bien sûr, on n'évoque pas du tout "la Marcelle", la riche héritière nymphomane, le sexe était dans le pré bien avant l'amour !

C'est un vaudeville, une collection de clichés avec quand même un scénario et un ton qui collent à leur sujet, ma lecture était plus intense au début, la suite n'est pas lourde mais bon, il n'y avait pas de surprise. Par exemple au début, des passages comme :

"On n’aurait pu croire que la lavande même, par respect, s’était arrêtée de parfumer la scène."
"Marcelle gisait là, pliée en deux, comme un accent circonflexe sur un I"
"donnant à l’ensemble, et sous certains angles, un profil de dauphin à la caudale pointue."

C'est le point culminant de la lecture pour moi, la découverte du corps, sa position particulière décrite avec cruauté, humour, c'était très bien pour ça. (c'est plutôt au milieu qu'au début d'ailleurs... à corriger dans ce que j'ai écrit)
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Re: Rencontre de Valensole

Message  momo73 le Lun 6 Juil 2015 - 17:46

Frédéric Prunier a écrit:enchanté monsieur momo !

à votre question devez-vous continuer à écrire, la réponse est oui !!!! avant de lire, et puis aussi après lecture !!! :-)

j'aime beaucoup toute la deuxième partie, à partir de moment où Maurice réfléchit à la façon de...
un petit peu moins convaincu sur le début... j'ai l'impression que vous tentez de faire court pour arriver le plus vite possible à la scène finale...
perso, je pense que CE texte a besoin de s'étaler un peu pour laisser le temps au lecteur de se caler confortablement dans les tenants et les aboutissants de l'adultère, du caractère de la Marcelle, du Momomaurice, du glaude etc

et d'après moi
attention de ne pas trop se diriger vers un reader-digest de la soupe au choux de René Fallet, mais bon, c'est peut-être lui qui vous a pasticher :-) ;-)

amitié et bienvenue parmi nous !
frédéric

Monsieur prunier, bonsoir, et merci pour vos critiques.

En fait, cet écrit, au départ, était destiné à être une réponse rapide postée sur Facebook.
C'est en écrivant que je me suis pris au jeu. Avant de le remanier, de le travailler, j'avais besoin de savoir si je ne me fatiguerais pas pour rien. Vous connaissez certainement mieux le problème que moi, j'ai besoin de connaître les limites, mes limites. Dois-je me lâcher, retenir la bride, laissez aller ce qui me vient à l'esprit ? Tant de questions et si peu de guides. J'ai longtemps douté de certaines phrases, j'ai cru comprendre dans d'autres réponses qu'elles avaient été appréciées. Tant mieux. Je tenais également à rester crédible par rapport au sujet. Il m'a fallu au préalable étudier les photos, les articles de l'époque, la géographie du coin, rien n'a été inventé quand au profil du Maurice. J'ai même repris les deux derniers paragraphes de l'article d'origine pour donner plus de vraisemblance à l'ensemble, ce fut peut-être une erreur. J'aurais pu, j'aurais du le réécrire. Avec un peu d'effort je crois même me souvenir que c'était déjà mon problème lors de mes fameuses " rédactions " au collège. Développer, développer, s'écriait déjà mon cher professeur.
Encore merci, vous me donnez du courage.

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Re: Rencontre de Valensole

Message  jeanloup le Sam 11 Juil 2015 - 8:15

Message pour pas grand-chose car ce n’est certainement pas moi qui vais te dire si tu dois continuer à écrire ou pas. Mais ta façon d’écrire me plaît. Je t’ai lu sans ennuie.

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Re: Rencontre de Valensole

Message  PieAir le Dim 12 Juil 2015 - 9:50

J'ai bien aimé ce petit fait divers aux allures réalistes, si ce n'est le dernier paragraphe un peu inutile et plombant je trouve, quand vous moralisez la chose. Peut être aussi auriez vous du passer un peu plus de temps à dérouler le moment de la déposition de Maurice et celui de l'enquête. Bonne continuation

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Re: Rencontre de Valensole

Message  momo73 le Dim 12 Juil 2015 - 19:53

Bonsoir et merci à tous.

Bienvenue aux nouvelles critiques. Ce premier jet c'est fait sans vraiment de construction véritable.
Et cela reste ma question principale depuis le début. J'aimerais transformer ce désir, ce plaisir d'écrire en quelque chose de plus travaillé. Mise à part la "patte" de chacun, il doit bien exister une " base ", une " méthode ", un " canevas " pour mettre en place les personnages, les décrire, une sorte de " squelette ", de " charpente " commune à chaque histoire qui donnerait un rythme à  cette dernière.
Si quelqu'un peut m'orienter, m'indiquer ou je pourrais trouver ce genre d'indications, de méthodes, je suis preneur. Merci.

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Re: Rencontre de Valensole

Message  PieAir le Dim 12 Juil 2015 - 20:31

Tu l'apprends à force de lecture et d'analyse.... Regarde des films aussi, la manière dont ils sont construits, les plans, comment est amené et se déroule le scénario... C'est plus "graphique" .

PieAir

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Re: Rencontre de Valensole

Message  hi wen le Lun 13 Juil 2015 - 14:50

j'ai pas lu, ou en diagonale, un mot sur deux, mais je pense que j'aime bien. ça m'évoque voyage au bout de la nuit, par la truculence du verbe bien charrié. j'ai le sentiment d'une double victoire, un, la victoire de la quérulence sur la sainte victime, et deux, à un autre bourreau de l'échelle, la sainte victoire inquisitrice de la littérature sur l'innomé.

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