Je ne sais pas pourquoi (15)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Je ne sais pas pourquoi (15)

Message  jeanloup le Mar 23 Juin 2015 - 10:38

Le car est là depuis un bon moment maintenant. La journée a été longue et je suis impatient.
J’ai passé le week-end chez moi, mais pour la première fois j’étais pressé qu’il se termine pour revenir au Centre car ces vacances à la montagne m'enchantent par avance.
L'année dernière, les trois semaines à la neige avec mon ancienne école ont marqué ma mémoire. J'ai vraiment hâte de retrouver les pistes enneigés, même si, hélas, ce ne sera pas au même endroit.
Aujourd'hui, toute la journée, les adultes étaient chiants. Je crois que ça les énerve de quitter le Centre. Mais c'est maintenant l'heure du départ, alors, nous embarquons.
Nos bagages sont dans la soute et fut un sacré bordel que de les installer parce que nous n'allons pas tous au même endroit.
Il y a trois destinations différentes, alors on a fait trois groupes qui ne sont pas, je ne sais pas pourquoi, les groupes habituels.
Comme certains ne savaient pas où ils devaient aller, cela a pris du temps.
Nébus est aussi du voyage. Je ne me doutais pas qu’il viendrait car un grand car est arrivé aujourd’hui exprès pour nous. Notre minibus, toutefois, n’emporte pas d'enfants. Il y a juste, à l'intérieur, Cali, Précieux et Mohad, plus les bagages d’un groupe qui n’est pas le notre. J’espère qu’ils ne nous sèmeront pas car ils ont également tout le ravitaillement.
Il est très tard et il fait nuit depuis longtemps lorsque nous quittons le Centre.







Je regarde la télé. Sur l'écran se joue un film. Un truand nommé Renaud, joué par un acteur que je reconnais car je l'ai déjà vu dans un rôle de méchant mais dont j'ignore le nom, reçoit une balle dans la poitrine et tombe mort.
Je crie tout haut : " Renaud est mort ! "
Mon voisin répond : " Renaud...? Le chanteur ? "
Puis il y a Michel Serrault qui se trouve sur le pont d'un bateau où il n'y a rien que le vide. Un peu comme sur un porte-avions. Sauf qu'au milieu du pont, se trouve une cuvette de W.C. Je pense qu'il a du faire caca. Je me rends compte que j’ai mal au ventre. Je crois que j'ai très envie... Besoin d'aller aux toilettes. Je me lève. Je descends vite sous le pont. En bas de l'escalier, c'est un petit dortoir. Devant la porte des W.C., je découvre une longue crotte toute fraîche par terre. Ca me dégoûte. Je n'ose pas avancer. Glassouille me dit, comme si c'était naturelle : " C'est Yann ... ! Yann Cipollin !  Sa maman est venue le chercher tout à l'heure" C'est drôle car ce nom me dit quelque chose mais je ne me rappelle pas qui c’est. Seulement moi, je ne peux pas passer car l'écœurant excrément semble prendre des proportions de plus en plus importantes au fur et à mesure que l'odeur qu'il dégage devient insupportable. En plus d'avoir mal au ventre, j'ai mal au cœur. Je dis :
- " J'ai envie de vomir ! "
- " Ouais ... Pas sur moi ! » S’effraie mon voisin de siège. « Tu veux que je demande un sac ?"
Je dis : " Ca pue ! " En enfouissant mon visage dans mon manteau qui jusqu'alors me servait d'oreiller.
Je ne me sens vraiment pas bien. C'est sans doute les virages et puis... Cette odeur.
- " Oui... Y a Eric qu'a dégueulé partout " Continue Fabien " Après, tout le monde avait envie et les sacs ont circulé. Steve et Didier ont rendus tout ce qu'ils avaient mangé tout à l'heure. T’as de la chance toi, tu dormais. T'as rien vu. "
Je n'ai rien vu mais je sens. Toutefois, je préfère ne rien dire pour ne pas retirer ma bouche et mon nez du manteau. Fabien demande un sac pour moi et me l’ouvre en riant.
Il n'en est pas question. Même malade, je n'ai aucunement l’intention de lui régurgiter le contenu avarié de mon estomac ballonné, devrais-je pour cela cesser de respirer.
En jetant un coup d'œil à travers la vitre, je suis très déçu car nous sommes en train de monter dans la montagne et il n'y a que très peu de neige. J'ai peur qu'on ne puisse pas skier. Heureusement que je fais partie de ceux qui descendront au premier arrêt car je me sens vraiment mal.
Dès que le car s'immobilise, Conan Dit : " Crest-volant... Vous descendez ! "
Crest-volant. C' est pour moi. Je me lève, tandis que mon voisin, qui poursuit sa route, me dit:
- Quelle chance... Moi, je vais jusqu’au bout. J'espère que plus personne va vomir . "  
- «  Peut-être qu'il y a plus de neige là où vous allez ? »
Il sourit en espérant que je suppose juste et me dit : " salut ! "

Je descends du car en compagnie des onze autres garçons dont la route s'arrête ici, puis nous pénétrons dans un grand chalet qui comporte trois étages. Nous ne serons donc pas seuls.
Le petit déjeuner me plaît car il y a des croissants et mon ventre apprécie puisque son mal disparaît. Nous gagnons ensuite nos chambres sans pouvoir les choisir. On nous les attribue d'office. La mienne est au rez-de-chaussée. Il y a six lits pour les quatre enfants du premier groupe plus Guillaume et moi. Les quatre du troisième habiteront à l'étage, tout comme Johnny et Jean-Philippe. Barnabette, Une adulte du premier groupe, et Décibelle, une jeune femme qui ne s'occupera de nous que durant les vacances, sont installées dans une chambre près de la notre, tandis que Conan et Banzaï, un étudiant chinois, qui comme Décibelle, ne nous accompagnera que pour ce séjour à la neige, sont à l'étage auprès des grands .








Aujourd'hui c’est mercredi et le premier réveil a été matinal à cause des clameurs. Je savais avant même d’ouvrir les yeux pourquoi il y avait tant de bruit car j’en étais certain, ce matin il y a plein de neige. Je suis pressé d'aller skier.
Hier, on nous a distribué nos skis, nos chaussures, nos bâtons, mais nous ne les avons pas encore utilisés. Nous sommes allés au village faire une petite une ballade. Le chalet se trouve à l'écart. Toutefois, grâce à notre isolement, nous pourrons aller à ski jusqu'aux remontés mécaniques, et ça, c'est appréciable. Ensuite, nous nous sommes amusés avec le peu de neige qui a daigné nous accueillir.
J'ai vu la chambre de Jean-Philippe, à l'étage. Il a de la chance car ils n'y sont que trois. Mais je ne suis pas rentré dans l'autre, celle où habitent Mario, Cyril et Séraphin car ils n'ont pas voulu.
Là haut, il y a un grand couloir et plein de chambres où les enfants d'une colo passent aussi leurs vacances.
En fin d'après-midi, alors que la nuit rapidement enrobait la station, il a commencé à neiger. Lorsque nous nous sommes couchés, le ciel tombait à gros flocons.

Ce matin, skis aux pieds, nous quittons le chalet, par chambre. C'est à dire que je suis avec les petits, ce qui m'ennuie un peu.
Banzaï a pris Warren à part et ne s'occupe que de lui car ce garçon petit, couleur café au lait avec beaucoup de lait, qui vient juste d’avoir neuf ans, ne tient pas du tout sur ses planches. Barnabette quant à elle, emmène tous les autres de la chambre d’en bas jusqu'à la remontée.
Ca me fait tout bizarre car la neige quand elle est fraîche est difficile à skier. Mais qu'est-ce que c'est joli quand tout est blanc comme ça. J'aimerais qu'il neige toutes les nuits.

Nous allons en légère descente jusqu'au tire-fesses où nous prenons la queue.
A la première montée, pour montrer à Guillaume qui se trouve derrière moi ce dont je suis capable, je lâche mes deux mains et me retourne vers lui. Mais le terrain n'est pas bon à cause de la neige trop épaisse. Alors mon ski se bloque dedans et... Je tombe.
Guillaume crie : " Mais pousse toi ! " Et il s’affale sur moi. Puis Jérémie vient à la suite s'empiler sur nous deux.
Heureusement que le gars qui s'occupe de la machinerie a tout arrêté, sinon nous aurions pu nous retrouver à dix ainsi entassés les uns sur les autres. En tout cas, c’est drôlement amusant. Mais Barnabette n'est pas contente et nous le fait savoir. Surtout qu'elle s'est fait engueulée par un monsieur qui a dit qu'il ne fallait pas nous laisser prendre le téléski si on ne savait pas en faire. Comme si ça ne lui était jamais arrivé à lui de tomber.
A la deuxième tentative, je manque encore de peu de perdre l'équilibre car je n’ai plus l'habitude depuis l'année dernière, mais cette fois ci, je me rattrape à temps, et j'arrive sans encombre tout en haut de la pente .












Ma première journée de ski n'a pas été à la hauteur de toutes les espérances que j'y avais placées. Je suis terriblement frustré. Après seulement quelques descentes, sans la moindre raison valable, juste parce que j'allais plus vite qu'elle, Barnabette m'a donné à Banzaï. Tout comme Jérémie d'ailleurs. Mais lui... Il s'en fiche.
Vu que Warren ne pouvait pas, nous n'avons pas pris le tire-fesses et nous avons du rester sur la même petite pente tout le reste de la journée. Sauf à la fin, quand il se débrouillait un peu, Banzaï a enfin accepté mais le petit café au lait est tombé trois fois en montant, alors il a fallu l’attendre et nous n'avons rien pu faire car il était l'heure de rentrer. Le chinois a dit que demain, nous pourrons mieux nous amuser car Warren progresse vite. Moi, je ne trouve pas .

Nous nous installons à une table de la salle à manger pour prendre le goûter. Un bon chocolat chaud avec des tartines de pain, du beurre et de la confiture.
Soudain ! J'aperçois, assise à une table parmi les enfants d'une colo, la fille que j'ai tamponné ce matin. C'est drôle, je l'avais oublié. Ce n'est pas qu'elle soit très belle, mais en la revoyant, je me rappelle comment son sourire me fascine. C’était durant le temps où je me trouvais encore dans le groupe. Barnabette. Lors d'une descente facile, l'adulte skiait lentement dans toute la largeur de la piste. C'était nul. Alors, j'ai laissé un peu d’avance aux autres, puis je suis descendu plus vite. Comme il y avait une bosse, je suis passé dessus afin de la sauter. J'ai un peu décollé mais à la réception, la neige n'était pas bonne, alors j'ai perdu le contrôle et je suis allé m'écraser sur une fille de mon âge qui attendait avec sa copine au milieu de la piste. Qu'est-ce que nous avons rit tous les deux. Nous n’avions même pas mal. Elle disait qu'elle ne pouvait plus se relever. C’est vrai que nous étions un peu emmêlés. Ensuite, une monitrice de sa colonie est arrivée. Elle nous a demandé si nous étions blessés puis elle nous a aidé à nous mettre debout. Plus loin, Barnabette m’appelait. Elle n'était pas contente du tout et cela se voyait. La fille a bien compris et, avec une grimace, m'a dit que j'allais me faire drôlement engueuler. Je l'ai quitté aussitôt, sans plus de formalités. Je ne lui ai rien demandé. Ni son nom, ni son âge, ni même où elle logeait. Après ça, j'ai oublié.
Guillaume, en me voyant, ma tartine à la main, perdu dans mes pensées, me dit :  " T’es amoureux ? "
Sans doute a-t-il remarqué la manière dont je la fixais ; aussi, il ajoute :  
- " Elle s'appelle Karen. Elle est au deuxième étage... Avec la colo de Versailles... Mais sa copine est bien plus mignonne . "
- " Tu lui as parlé ? " Je lui demande, surpris
- " Oui. On les a vus plusieurs fois dans l'après-midi avec leur groupe...  Sur la rouge et sur la bleue . "
J'aimerais bien savoir où est sa chambre. Mais je crois que je n'oserai pas y aller car je ne sais pas faire avec les filles, et je ne saurais pas quoi dire.












C'est encore mouvementé ce matin. Ceux du haut surtout font beaucoup de bruits. Tandis que nous nous habillons tranquillement, des envahisseurs, qui sont en réalité les plus grands de notre groupe, débarquent chez nous énergiquement.
Pendant qu'il se précipite vers la fenêtre, Cyril s'écrie: " Est-ce qu'il y en a de ce côté ? "
Est-ce qu'il y a quoi ? Nous le regardons, interdits, mais il ne se préoccupe pas du tout de notre présence. C'est à ses copains de chambre qu'il s'adresse :
- " Oui ... Il a du vouloir entrer par là aussi ! "
- « Il a fait le tour pour essayer trouver un endroit où passer » Dit calmement Mario.
Mais de quoi parlent-ils. Comme tous les enfants de la chambre, je cours à la fenêtre pour voir. Enfin, j'aperçois des traces dans la neige .
- " Qu'est-ce que c'est ? " Demande Mickaël, un garçon du premier groupe qui n’a pas encore dix ans, et qui ici, dans notre chambre, occupe le lit qui se trouve sous celui de Guillaume .
- " C'est le Yéti . " Répond Mario d'une voix toujours calme mais...Inquiétante.
Nous regardons tous le gitan dans l'attente de plus d'explications. J'ai déjà entendu parler du Yéti. C'est mon frère qui, je crois, avait lu ça quelque part, mais je ne me souviens plus c’est quoi.
-  C'est qui le Yéti " Demande Warren un peu affolé en voyant tous les grands inquiets.
Ils lui expliquent, en se coupant par moments la parole les uns les autres, que c'est une espèce de bête, mi-singe mi-homme, qui vit dans la montagne. Sans doute un « Homme » rescapé de l'ère préhistorique. A l'ordinaire, il vit plutôt caché. Il ne s'approche pas des habitations. Mais s'il a vraiment faim, il peut s'attaquer aux gens… Et surtout aux enfants car ils sont vulnérables et leur chair est plus tendre.
Guillaume dit que tout ça, c'est du « char », qu'il n'a pas peur. Mais François lui aussi en a déjà entendu parler et il a tendance à confirmer leurs propos.
J'essaye de m'imaginer ce Yéti en pensant aux hommes de la préhistoire que j’ai vu dans le musée. Je ne me rappelle pas qu'ils avaient des pieds si grands qu'ils laisseraient de telles traces. Quoique, je ne me rappelle pas avoir regardé leurs pieds.
J'ose quand même leur faire part de cette observation dont je ne suis pas sûr. Mais Mario nous explique qu'il y avait autrefois de nombreuses espèces, et que nous n'avons vu dans le musée que nos ascendants directs. Mais le Yéti... Ce n'est pas vraiment un homme. C'est un énorme singe qui n'a de l'être humain que le cerveau intelligent.
Assez peu convaincu qu’un tel animal soit venu si près de ma chambre, je demande :
- " Et pourquoi ça serait ça ? Juste pour quelques traces ?"
- " Et puis comment vous saviez qu'elles étaient là ? " Me relaie Guillaume " C'est parce que c'est vous qui les avez faites ! "
Les grands nous regardent avec pitié, d'un air de dire « Pauvres petits »
- " On est venu voir ici, parce qu’il y en a aussi sous notre fenêtre et sous celles des colos. On dirait qu'il a fait tout le tour pour chercher une entrée " Commence Mario
- " Vous croyez pas qu'on serait assez fou pour passer, je ne sais combien de temps à faire des traces sur tout le tour et puis les faire repartir au loin." Continue Cyril .
-" Comment il peut y en avoir à vos fenêtres ? Vous êtes en hauteur ! " Interroge Guillaume toujours incrédule  
- " C'est... C’est... c’est pa... pa... c’est... c’est parce que... que c'est... c’est en pente " Dit dans son bégaiement habituel Séraphin.
- " Oui " Reprend Mario pour accélérer le débit « Nous sommes de l'autre coté du chalet et nos fenêtres donnent sur la neige comme si on était au rez-dechaussée ... Venez voir ! »
- " Non ! " Proteste Cyril " On avait dit : pas de petits dans notre chambre ! "
- " Oui mais là c'est grave " Lui répond le gitan
C'est vrai que ce doit être grave pour qu'ils permettent ainsi la transgression d'une telle règle .
Nous nous élançons tous dans l'escalier qui nous mène au premier afin d'aller vérifier la véracité de leurs propos.

Alors que nous sommes chez eux, nos six têtes à la fenêtre, constatant qu’ils ne mentaient pas, Conan fait son entrée.
- " Que faites vous tous ici ?  Si vous êtes prêts, venez déjeuner ! "
- " C'est parce qu'y a un Yéti ! " Lui crie Warren .
- " Ah ! vous savez ? " S'inquiète l'adulte. Puis, s'adressant aux plus grands : " Vous n'auriez pas du leur dire. "
- " De toute façon, ils auraient vus " Dit à son tour Jean-Philippe qui de sa chambre nous a rejoint.
C’est vrai qu'il règne une grande effervescence à tout l'étage. Visiblement, les enfants de la colo ont les mêmes inquiétudes que nous. Il faut maintenant aller prendre le petit déjeuner car le Yéti ne se montrera pas dans la journée à ce que dit l'adulte, et puis... Il est temps de penser à aller skier

jeanloup

Nombre de messages : 112
Age : 102
Localisation : choisy le roi
Date d'inscription : 23/03/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je ne sais pas pourquoi (15)

Message  Frédéric Prunier le Ven 3 Juil 2015 - 5:58

j'aime toujours
mais tu oublies vraiment de nous montrer où sont poser, sinon toutes les clés, au-moins le minimum syndical nécessaire pour lecteur lambda.

dans tout ce chapitre, le côté surréaliste, rêve ou imaginaire enfantin (?), ne fonctionnera pas si tu, (toi l'auteur), ne donnes pas un minimum d'indications. Tes phrases doivent être nos tremplins.

pour comprendre mon petit reproche rappelle-toi ton incompréhension, en tant que lecteur, quand tu découvrais mon texte enfin une bonne nouvelle.... tu ne situais pas le pays de la narration et cela te gênais ! et je ne parle pas du mélange de temporalité, etc




avatar
Frédéric Prunier

Nombre de messages : 3568
Age : 55
Localisation : MONTLUCON
Date d'inscription : 08/09/2011

Voir le profil de l'utilisateur http://www.quai-favieres-antiquites.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je ne sais pas pourquoi (15)

Message  jeanloup le Ven 3 Juil 2015 - 14:32

Tu te perds dans les rêves ? Il faut dire que c’était une des grandes questions que je me posais avant de mettre ce roman sur « vos écrits ». Je n’avais pas la moindre idée de la manière dont cela serait perçu. Tu confirmes mes doutes, ce qui évidemment n’est pas une bonne nouvelle.

Tu voudrais que l’auteur donne plus d’indications, mais le problème est que l’auteur ne veut pas s’en mêler.
Il laisse David le narrateur raconter son histoire, hélas l’enfant lui-même n’a pas toutes les clés.

jeanloup

Nombre de messages : 112
Age : 102
Localisation : choisy le roi
Date d'inscription : 23/03/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je ne sais pas pourquoi (15)

Message  Frédéric Prunier le Ven 3 Juil 2015 - 14:56

que David n'ait pas toutes les clés, je l'ai bien compris en réfléchissant à son histoire

mais, le problème de la narration est autre
Tu dois nous faire comprendre qu'il ne sait pas ce qui est de ce qui n'est pas
tu as écris le principal, l'histoire, le scénario, etc

manque la sauce, le liant, pour nous embarquer dans le vaisseau de la tête de David
nous devons être à la fois spectateur et acteur
tu dois nous aiguiller, nous écrire ce que l'on voit de l'histoire ne suffit pas

même si tu penses que David est pas un acteur raisonné au sens adulte du terme
à toi de trouver la solution pour nous faire croire qu'il réfléchit, qu'il pense, qu'il cogite, qu'il analyse etc
parce qu'il le fait, on le fait tous, même à onze ans,.... on a juste la logique de notre âge.... et ....



Adolescence comprise, il nous manque juste la mémoire de l'adulte.
A 11 ans, on croit vérité ce que l'on vit, même si c'est une histoire de petite voiture
à 14, on croit aussi dur comme fer à notre vérité, sauf que ce n'est plus la même etc

il te manque un trucmuche, un petit lien, un angle de vue pour que la sauce prenne et époustoufle tout le monde !!!

par contre, au niveau du dérouler du scénario
je pense que tu tiens le bon bout !

amitié
avatar
Frédéric Prunier

Nombre de messages : 3568
Age : 55
Localisation : MONTLUCON
Date d'inscription : 08/09/2011

Voir le profil de l'utilisateur http://www.quai-favieres-antiquites.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je ne sais pas pourquoi (15)

Message  jeanloup le Sam 4 Juil 2015 - 12:27

Je regrette que l’on ne soit ni voisin ni ami car ce que tu me dis mérite une vraie discussion. J’essaye de bien comprendre ce que tu m’écris mais dans un premier temps, c’est assez flou pour moi. En tout cas merci de me lire avec tant d’attention

jeanloup

Nombre de messages : 112
Age : 102
Localisation : choisy le roi
Date d'inscription : 23/03/2015

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je ne sais pas pourquoi (15)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum